Association pour la Mémoire de l'Emigration
Menu icoMenu232Dark icoCross32Dark

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
  • Association pour la Mémoire de l'Emigration
  • Association pour la Mémoire de l'Emigration
  • Accueil ▴▾
  • Qui sommes-nous ? ▴▾
    • Présentation
    • Nos missions
    • Administration
  • Nos activités ▴▾
    • La vie de l'AME
    • Evènements publics
    • Recherches individuelles
    • Rejoignez-nous
  • La revue PARTIR ▴▾
    • La revue PARTIR
    • Sommaires
    • Contact Partir
  • Base de données ▴▾
    • Base de données
    • Chiffres & Statistiques
  • Histoires et Portraits ▴▾
    • Histoires Individuelles
    • Portraits
  • Documentation ▴▾
    • Bibliothèque
    • Sites à consulter
    • Aides à la recherche
  • Média ▴▾
    • Vidéos
    • Presse
  • Rejoignez-nous ▴▾
  • Contactez-nous ▴▾
  • Se connecter
  • Présentation
  • Nos missions
  • Administration
  • La vie de l'AME
  • Evènements publics
  • Recherches individuelles
  • Rejoignez-nous
  • La revue PARTIR
  • Sommaires
  • Contact Partir
  • Base de données
  • Chiffres & Statistiques
  • Histoires Individuelles
  • Portraits
  • Bibliothèque
  • Sites à consulter
  • Aides à la recherche
  • Vidéos
  • Presse

Michel le Basque, figure mythique de la flibuste

Michel Etchegorria dit Michel le Basque est né à Saint-Jean-de-Luz au début du 17e siècle.

Avant de devenir flibustier, Michel avait servi comme officier d'infanterie en Europe. C'est cette expérience militaire qui forgea le chef de guerre qu'il allait devenir.

Les débuts boucaniers — Île de la Tortue (seconde moitié du XVIIe siècle)

Arrivé dans les Caraïbes, Michel s'installa à l'île de la Tortue, haut lieu de la flibuste. Il commença comme boucanier : il chassait des bœufs et des cochons sauvages dans les îles environnant Saint-Domingue, préparait et vendait de la viande fumée aux corsaires, pirates et colons de la région.

Ce contexte est celui d'un basculement géopolitique majeur : après la mort de Tomás de Larraspuru en 1632, la puissance navale hollandaise avait supplanté celle des Espagnols dans les Caraïbes, laissant le champ libre aux flibustiers de toutes nations.

La première grande prise — Porto Bello

Avant l'expédition de 1666, Michel s'associa au flibustier L'Olonnais (François Nau) et s'empara d'un galion espagnol au port de Porto Bello, avec un splendide butin à la clé. C'est à cette période qu'il acquit sa réputation de chef audacieux.

1666 — L'expédition de Maracaïbo et Gibraltar (la première grande entreprise continentale)

C'est l'acte fondateur de la légende de Michel le Basque. Avec L'Olonnais, il organise la première grande expédition flibustière contre le continent sud-américain :

  • Flotte de huit voiliers, corps de débarquement de 650 à 700 hommes
  • Michel commande les troupes de terre ; L'Olonnais (Jean-François Nau) commande les troupes de mer
  • En chemin, ils capturent plusieurs navires, dont un grand voilier espagnol chargé de cacao et de 300 000 talers d'argent
  • Ils prennent également d'assaut un galion et emportent un million de piastres

 

Attaque de Maracaïbo (Venezuela) : La ville, reliée à la mer par un étroit chenal défendu par un fort, est d'abord défendue par 250 hommes et 14 canons. Les flibustiers débarquent hors de portée des canons, prennent le fort d'assaut, puis attaquent la ville de 4 000 habitants qui résiste âprement. La population finit par fuir. Michel s'approprie notamment des ornements ecclésiastiques qu'il souhaitait destiner à une église à fonder à la Tortue.

Contre-attaque espagnole et sac de Gibraltar : Un détachement espagnol est envoyé en renfort. L'Olonnais marche avec 380 hommes et le met en pièces près de Gibraltar : 500 morts espagnols contre 40 morts et 30 blessés côté flibustier. L'Olonnois passe ensuite six semaines à saccager Gibraltar, avant qu'une épidémie ne décime ses rangs. Il brûle la ville et revient à Maracaïbo, qu'il pille une seconde fois.

Le butin total : 260 000 pièces de huit réaux et environ 100 000 couronnes d'objets de culte et de bijoux.

1667 — Le retour solitaire à Maracaïbo

Mécontent du partage du butin de l'expédition précédente, Michel le Basque revient seul à Maracaïbo, de sa propre initiative, avec seulement quarante hommes. Il reprend la ville, la met à sac une nouvelle fois et s'empare d'une somme importante. Au retour, il défait l'escadre de Carthagène envoyée pour l'intercepter — un exploit remarquable pour une si petite troupe.

C'est à cette époque aussi qu'Antonio de Maristéguy reconnut lors de son procès avoir aperçu son frère sur la côte sud de Saint-Domingue, en train de caréner à l'île de la Saôna les quatre navires d'une petite escadre flibustière — et avoir délibérément choisi de ne pas l'attaquer, malgré sa supériorité de forces.

Vers 1669 — Le commandement du « Dauphin » et les prises avec Junqua

Deux ans après son retour à Maracaïbo, Michel prend le commandement du « Dauphin », l'ancien navire de L'Olonnais. En compagnie d'un flibustier nommé Junqua, il multiplie les prises, notamment les armadillas de Carthagène et la hourque du Honduras.

Sa réputation est alors à son comble. Il est décrit comme l'un des flibustiers les plus célèbres de son temps.

1685 — L'expédition de Campêche et la fin mystérieuse

Les sources divergent sur la fin de Michel le Basque :

  • Certains le disent présent à l'expédition de Campêche en 1685, aux côtés du célèbre chevalier de Grammont
  • D'autres le présument mort avant 1685, disparu en mer dans des circonstances inconnues

 

Son destin reste ainsi auréolé de mystère. Exquemelin, le célèbre chirurgien de la flibuste qui le mentionne dans ses écrits, ne connaissait même pas son vrai patronyme et se contenta de l'appeler « Michel le Basque ».

Contact
  • Nous contacter
Statuts
  • Statuts AME
CGUV
  • CGUV A.M.E.
icoFacebook24Color
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer vos cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations Culturelles