Association pour la Mémoire de l'Emigration
Menu icoMenu232Dark icoCross32Dark

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
  • Association pour la Mémoire de l'Emigration
  • Association pour la Mémoire de l'Emigration
  • Accueil ▴▾
  • Qui sommes-nous ? ▴▾
    • Présentation
    • Nos missions
    • Administration
  • Nos activités ▴▾
    • La vie de l'AME
    • Evènements publics
    • Recherches individuelles
    • Rejoignez-nous
  • La revue PARTIR ▴▾
    • La revue PARTIR
    • Sommaires
    • Contact Partir
  • Base de données ▴▾
    • Base de données
    • Chiffres & Statistiques
  • Histoires et Portraits ▴▾
    • Histoires Individuelles
    • Portraits
  • Documentation ▴▾
    • Bibliothèque
    • Sites à consulter
    • Aides à la recherche
  • Média ▴▾
    • Vidéos
    • Presse
  • Rejoignez-nous ▴▾
  • Contactez-nous ▴▾
  • Se connecter
  • Présentation
  • Nos missions
  • Administration
  • La vie de l'AME
  • Evènements publics
  • Recherches individuelles
  • Rejoignez-nous
  • La revue PARTIR
  • Sommaires
  • Contact Partir
  • Base de données
  • Chiffres & Statistiques
  • Histoires Individuelles
  • Portraits
  • Bibliothèque
  • Sites à consulter
  • Aides à la recherche
  • Vidéos
  • Presse

Alexis Peyret, du Béarn à l’Argentine

l’exil d’un républicain

Alexis Peyret, né le 11 décembre 1826 à Serres-Castet, en Béarn, est issu d’une famille bourgeoise respectée. Son père, officier décoré de la Légion d’honneur, et sa mère, issue d’une lignée d’avocats palois, lui offrent un cadre propice à l’éducation et à la culture. Très tôt, le jeune Alexis manie avec naturel le béarnais, langue de son foyer et de ses premières émotions littéraires. Élève brillant, il obtient son baccalauréat à dix-huit ans avant de gagner Paris, où il étudie le droit et suit les cours d’Edgar Quinet et de Jules Michelet. C’est là qu’il embrasse avec ferveur les idéaux républicains, écrivant des articles engagés au cœur de la Révolution de 1848.

Revenu dans son Béarn natal, il rejoint le mouvement républicain, démocratique et laïque, fidèle à ses convictions socialistes. Mais son engagement l’expose : en 1852, candidat à la députation des Basses-Pyrénées, il doit s’exiler à l’arrivée au pouvoir de Napoléon III. Ce départ forcé marque le tournant de sa vie : le Béarnais devient Argentin.

L’ancrage argentin et la Colonia San José

Arrivé en Argentine, Peyret enseigne le français et la géographie au Colegio del Uruguay, premier établissement laïque et gratuit du pays. Rapidement, il s’impose comme une figure intellectuelle, collaborant à de nombreux journaux. En 1857, il est nommé directeur de la Colonia San José, créée pour accueillir des migrants français et suisses. Ce poste lui permet de réaliser son idéal : bâtir une société de petits agriculteurs libres, affranchie de l’exploitation et de l’injustice.

Sous son impulsion, la colonie devient un modèle. Peyret y développe des institutions solidaires : une bibliothèque populaire, une coopérative agricole, une société de secours mutuels, un pensionnat pour les plus pauvres. Il prône un vivre-ensemble où la fraternité et la justice sociale remplacent les travers européens. En véritable réformateur, il écrit Emigración y Colonización, texte fondateur qui dessine les contours d’une société démocratique et décentralisée.

Penseur et passeur d’idées

Homme d’action mais aussi d’écriture, Peyret traduit Proudhon en espagnol et publie de nombreux essais sur la propriété, l’histoire contemporaine, les religions et les origines du christianisme. Ses ouvrages nourrissent la pensée critique de la jeune Argentine. Franc-maçon et lié à l’élite intellectuelle, il diffuse largement les idéaux républicains et fédéralistes.

En 1871, il ose adresser à Adolphe Thiers un projet de constitution pour la France, inspiré du modèle américain de self-government. Il y plaide pour une forte décentralisation provinciale, opposée au centralisme français. Pragmatique autant qu’utopiste, il s’illustre également par ses compétences agricoles : représentant de l’Argentine à l’Exposition universelle de Paris en 1889, il rédige un rapport sur les machines agricoles, véritable trésor pour le développement du pays.

Le Béarnais en exil

Exilé, Peyret n’oublie jamais son Béarn ni sa langue maternelle. Poète, il publie en 1870 Countes biarnés, recueil en gascon qui chante la nostalgie de la terre natale. L’ouvrage porte son attachement à une langue d’oc qu’il considère plus lyrique et poétique que le français. Ses poèmes, dont les Soubenis de case, expriment la douleur de l’exil et la mémoire des racines. Ils seront mis en musique bien plus tard par Marcel Amont, autre Béarnais.

Même naturalisé argentin en 1895, Peyret conserve le lien affectif avec ses amis béarnais et sa culture. Mais il refuse de revenir vivre en France, jugeant l’Europe sclérosée, incapable de se renouveler. Pour lui, l’avenir se joue en Amérique, terre de jeunesse et de liberté.

Dernières années et héritage

Alexis Peyret s’éteint à Buenos Aires le 27 août 1902. Toute son existence aura été partagée entre l’amour d’un pays natal qu’il n’a cessé de chanter, et l’engagement dans une patrie d’adoption où il a trouvé l’espace pour réaliser ses idéaux.

Il demeure ainsi une figure double : le Béarnais fidèle à sa langue et à ses racines, et l’Argentin bâtisseur de société. Dans ce croisement d’horizons, Alexis Peyret incarne le destin de l’exilé qui transforme son arrachement en une œuvre de construction et de transmission.

Contact
  • Nous contacter
Statuts
  • Statuts AME
CGUV
  • CGUV A.M.E.
icoFacebook24Color
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer vos cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations Culturelles